Quand j’avais dix-sept ans, j’ai rencontré un homme qui en avait vingt-cinq de plus que moi. Cet homme a été bien plus qu’un amoureux. Il est l’un de mes meilleurs amis, un mentor et quelqu’un qui m’a toujours voulu du bien.
De mon côté, j’ai été rebelle et pas toujours bien intentionnée.

J’ai commencé un roman pour raconter notre histoire ou une partie de notre histoire quand j’avais vingt-trois ans. Puis, je l’ai mis de côté pour vivre d’autres expériences de vie.
J’ai recommencé à travailler sur ce texte vers trente et un ans, puis vers quarante-six ans…
Je l’ai envoyé à quatre maisons d’édition parisiennes en 2017 (trop grandes probablement) et une seule m’a fait un retour positif en me demandant de le retravailler.

Et puis, il y a eu la vie à vivre, la vie qui passe…

Et là, j’ai cinquante ans. Presque l’âge du vieux (comme je l’appelle) quand je le rejoins au Japon. Cinquante ans, tout d’un coup, ça me fait quelque chose et ça me rappelle à la fragilité de l’existence.

Je ne retrouve que la moitié du manuscrit. Je ne retrace plus la copie digitale la plus récente. Mais j’ai décidé de partager ce récit, même si mon côté perfectionniste voudrait attendre qu’il soit meilleur.

J’ai écrit ce texte parce qu’on a vécu quelque chose de drôle, de beau, de rare, le vieux et moi et c’est ma façon de lui dire merci.

Tous les jours, je vais poster une page de ce manuscrit que j’ai prise en photo.

Je vous invite à lire mon premier récit.